Ce projet a été mené en partenariat par l’Institut d’Hazebrouck et l’association « la Maison des Himalayas » (MdH) entre 2001 et 2007.
Au Népal, il y a 27 millions d’habitants, 90 % de la population vit de l’agriculture. Il faut savoir que c’est l’un des 10 pays les plus pauvres. L’objectif de l’Institut et de MdH est d’améliorer les pratiques agricoles puisque dans ce pays, il y a beaucoup de chèvres mais elles ne sont élevées que pour la viande, alors que le lait est destiné à l’alimentation des chevreaux. L’idée est d’apprendre aux éleveurs à utiliser le lait pour la fabrication de fromages de chèvres afin de réduire la pauvreté.
Il faut savoir que dans ce pays, 45 % des terres sont en pente et il y a 75 % de forêt, on pratique donc une agriculture de terrasse et l’irrigation est importante. Les habitants du Népal sont en majorité illettrés.
L’objectif a été d’installer une fromagerie dans un village et d’apprendre aux agriculteurs la transformation du lait de chèvre en fromage. Cela a pu avoir lieu grâce à des étudiants stagiaires qui sont partis pour le projet au Népal. La dernière en date, Florie Paul, étudiante à l’ISA (Lille) est partie 5 mois au Népal. Avant son départ, elle a été formée par Franck Lesay, éleveur de chèvres et fromager à Framecourt (62) pendant 15 jours. Franck a aussi été le formateur de Ashok, l’agriculteur népalais qui est aujourd’hui le responsable de la fromagerie népalaise.
L’objectif de Florie était d’améliorer le projet à différents niveaux :
l’alimentation des chèvres : pour cela elle a effectué des réunions avec les éleveurs pour les former
constater les problèmes dans le processus de fabrication des fromages
comprendre comment fonctionne la coopération laitière car pour le moment elle ne fonctionne pas comme elle le devrait.
Suite à son expérience au Népal, on a pu comprendre par son témoignage que Florie est revenue avec une autre vision de la vie. Son séjour l’a enrichie, elle en est très heureuse. Elle souhaite professionnellement pouvoir créer des projets à l’étranger.
Nous avons remarqué que c’est une très bonne expérience et qu’un projet se réalise avec du temps, en connaissant la culture, les besoins de la population… il faut s’adapter au pays que l’on souhaite aider pour ne pas réaliser quelque chose qui ne fonctionnera pas.

